Le mercredi 03 octobre 2017, s’est tenu à L’Ecole de Gendarmerie la cérémonie de remise officielle et d’inauguration du Parcours du Combattant. Elle s’est déroulée en présence des responsables de la Gendarmerie et de la Mission EUCAP Sahel Niger. Le parcours du combattant est d'une succession de 22 obstacles (gué, mur, échelle, poutre…) à franchir le plus rapidement possible, ainsi que de brefs intervalles de course à pied.
Il est destiné à l’entraînement des élèves gendarmes et a pour but d’entretenir et développer les aptitudes physiques. Le mot « combattant » vient du fait qu’il a été initialement créé pour l’entrainement des militaires et notamment des troupes d’infanterie. La difficulté de franchissement des obstacles rencontrés devait les rapprocher d’une situation de combat ou d’opérations, permettant à chacun de se « transcender » (dépassement de soi).
Ces travaux, entièrement financé par EUCAP dans le cadre du renforcement des capacités de la Gendarmerie, ont commencé au mois de juillet 2017 et se sont terminés en septembre 2017, pour un coût global de 9 617 040 FCFA. Cette rénovation est l’aboutissement d’une demande exprimée depuis deux ans par le Directeur de l’Ecole de Gendarmerie, suite aux nombreux constats de blessures d’élèves-gendarmes (dont certaines sérieuses) consécutifs à la non-conformité des obstacles ou à la dégradation de certains.
La réhabilitation de l’ensemble du Parcours du combattant devrait donc permettre de faire passer 2 personnes à la fois (contre 1 précédemment) tout en assurant une plus grande sécurité des utilisateurs (mise aux normes des structures par la fixation de haubans, par la rénovation de marche, par la mise en conformité d’obstacle de saut…).
Outre cette rénovation, les travaux ont également porté sur la création d’une potence de 4 mètres de haut permettant de faire le grimper de cordes à 4 élèves gendarmes consécutivement, ainsi qu’à la création d’une barre fixe permettant des exercices de tractions à plusieurs élèves simultanément. (Ces agrès n’existaient pas…la branche d’un arbre faisait office de potence pour le grimper de corde).